| Titre : | Fondements d'un nouvel humanisme, 1280-1440 | | Type de document : | texte imprimé | | Auteurs : | Georges Duby (1919-1996), Auteur | | Editeur : | Milan : Editions Skira | | Année de publication : | 1966 | | Collection : | Art, idées, histoire, ISSN 1422-402X | | Importance : | 1 vol. (225 p.) | | Présentation : | ill. en noir et en coul. | | Format : | 30 cm | | Langues : | Français | | Catégories : | Art chrétien médiéval Art médiéval Humanisme Humanisme de la Renaissance Moeurs et coutumes
| | Résumé : | Dans l'Europe que ravagent la guerre et la peste, la création artistique pendant le XIVe siècle ne montre aucune faiblesse. Mais les intentions et le langage de l'oeuvre d'art se modifient alors de manière fondamentale. Jusqu'à cette époque, tout le grand art de l'Occident chrétien était né de l'initiative des hommes d'Eglise, il avait traduit leur pensée ; la théologie et la liturgie l'encadraient. Après 128o, la promotion des élites laïques enlève aux clercs et aux moines ce monopole ; l'acte artistique passe sous le gouvernement des princes ; ce qu'il va s'efforcer d'exprimer désormais, et pour une durée de près de six siècles, ce sont les désirs, les rêves, les inquiétudes d'une noblesse. Celle-ci demeure hantée par la crainte de la damnation. L'art donc, avant tout, reste offrande pieuse ; plus que jamais, il doit aider l'âme à s'élever vers la surnature. Mais la religion dont il illustre les thèmes a changé de tonalité : elle n'est plus autant affaire de rites ; elle devient élan du coeur, et c'est en imitant Jésus que le fidèle avance vers le salut ; il appartient à l'oeuvre d'art de favoriser cette identification progressive. Toutefois, dans ce monde qui se délivre du contrôle des prêtres, font irruption les valeurs de joie que portait la culture chevaleresque et qui, jusqu'à la fin du XIIIe siècle, n'avaient trouvé d'expression que dans le poème et la chanson. Voici que le plus grand art à son tour célèbre la joie de dominer, la joie de s'ébattre dans une nature enfin réputée belle et bonne, la joie de se parer pour les cérémonies de l'amour courtois. La volonté d'imiter le Christ et le désir de posséder le monde se mêlent dans l'acte artistique comme dans la pensée universitaire de ce temps, comme dans la prédication franciscaine, et comme au fond de chaque conscience. Mais la laïcisation de la haute culture se marque encore par un reflux des valeurs intellectuelles, par une victoire des valeurs affectives. Aux nouveaux mécènes conviennent les scènes touchantes d'un récit et des images convaincantes. C'est pourquoi, à ce moment même, la peinture se hausse en Europe au premier rang des arts. [Résumé de l'éditeur] |
Fondements d'un nouvel humanisme, 1280-1440 [texte imprimé] / Georges Duby (1919-1996), Auteur . - Milan : Editions Skira, 1966 . - 1 vol. (225 p.) : ill. en noir et en coul. ; 30 cm. - ( Art, idées, histoire, ISSN 1422-402X) . Langues : Français | Catégories : | Art chrétien médiéval Art médiéval Humanisme Humanisme de la Renaissance Moeurs et coutumes
| | Résumé : | Dans l'Europe que ravagent la guerre et la peste, la création artistique pendant le XIVe siècle ne montre aucune faiblesse. Mais les intentions et le langage de l'oeuvre d'art se modifient alors de manière fondamentale. Jusqu'à cette époque, tout le grand art de l'Occident chrétien était né de l'initiative des hommes d'Eglise, il avait traduit leur pensée ; la théologie et la liturgie l'encadraient. Après 128o, la promotion des élites laïques enlève aux clercs et aux moines ce monopole ; l'acte artistique passe sous le gouvernement des princes ; ce qu'il va s'efforcer d'exprimer désormais, et pour une durée de près de six siècles, ce sont les désirs, les rêves, les inquiétudes d'une noblesse. Celle-ci demeure hantée par la crainte de la damnation. L'art donc, avant tout, reste offrande pieuse ; plus que jamais, il doit aider l'âme à s'élever vers la surnature. Mais la religion dont il illustre les thèmes a changé de tonalité : elle n'est plus autant affaire de rites ; elle devient élan du coeur, et c'est en imitant Jésus que le fidèle avance vers le salut ; il appartient à l'oeuvre d'art de favoriser cette identification progressive. Toutefois, dans ce monde qui se délivre du contrôle des prêtres, font irruption les valeurs de joie que portait la culture chevaleresque et qui, jusqu'à la fin du XIIIe siècle, n'avaient trouvé d'expression que dans le poème et la chanson. Voici que le plus grand art à son tour célèbre la joie de dominer, la joie de s'ébattre dans une nature enfin réputée belle et bonne, la joie de se parer pour les cérémonies de l'amour courtois. La volonté d'imiter le Christ et le désir de posséder le monde se mêlent dans l'acte artistique comme dans la pensée universitaire de ce temps, comme dans la prédication franciscaine, et comme au fond de chaque conscience. Mais la laïcisation de la haute culture se marque encore par un reflux des valeurs intellectuelles, par une victoire des valeurs affectives. Aux nouveaux mécènes conviennent les scènes touchantes d'un récit et des images convaincantes. C'est pourquoi, à ce moment même, la peinture se hausse en Europe au premier rang des arts. [Résumé de l'éditeur] |
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