[article] in Multitudes > 101 (hiver 2026) . - p. 126-131 | Titre : | Persistances blanches | | Type de document : | texte imprimé | | Auteurs : | Emma Bigé (1987-....), Auteur ; Léna Dormeau, Auteur | | Année de publication : | 2026 | | Article en page(s) : | p. 126-131 | | Langues : | Français | | Catégories : | Blancs Racisme -- Lutte contre
| | Résumé : | Cet article enquête sur la blanchité comme engagement du blanc envers sa propre perpétuation, y compris dans les contextes antiracistes. Les autrices examinent comment la blanchité persiste à travers ce que Sara Ahmed nomme la « non-performativité de l’antiracisme » – des déclarations antiracistes qui protègent plutôt qu’elles ne défient l’hégémonie blanche. L’article s’efforce ensuite de répondre à trois objections courantes aux études critiques de la blanchité, selon lesquelles elles : 1/ induisent la culpabilité, 2/ minimisent les autres racismes, ou 3/ sont elles-mêmes racistes. Rappelant que la culpabilité blanche ne bénéficient qu’à celleux qui se sentent coupables (Audre Lorde, Eula Biss), les autrices considèrent la manière dont les études critiques de la blanchité permettent de construire des coalitions reconnaissant la spécificité du suprématisme blanc au sein du capitalisme racial. Pour elles, comprendre et étudier la blanchité de façon critique signifie ainsi la faire bégayer et trébucher, et, pour finir, l’abolir. (source éditeur) |
[article] Persistances blanches [texte imprimé] / Emma Bigé (1987-....), Auteur ; Léna Dormeau, Auteur . - 2026 . - p. 126-131. Langues : Français in Multitudes > 101 (hiver 2026) . - p. 126-131 | Catégories : | Blancs Racisme -- Lutte contre
| | Résumé : | Cet article enquête sur la blanchité comme engagement du blanc envers sa propre perpétuation, y compris dans les contextes antiracistes. Les autrices examinent comment la blanchité persiste à travers ce que Sara Ahmed nomme la « non-performativité de l’antiracisme » – des déclarations antiracistes qui protègent plutôt qu’elles ne défient l’hégémonie blanche. L’article s’efforce ensuite de répondre à trois objections courantes aux études critiques de la blanchité, selon lesquelles elles : 1/ induisent la culpabilité, 2/ minimisent les autres racismes, ou 3/ sont elles-mêmes racistes. Rappelant que la culpabilité blanche ne bénéficient qu’à celleux qui se sentent coupables (Audre Lorde, Eula Biss), les autrices considèrent la manière dont les études critiques de la blanchité permettent de construire des coalitions reconnaissant la spécificité du suprématisme blanc au sein du capitalisme racial. Pour elles, comprendre et étudier la blanchité de façon critique signifie ainsi la faire bégayer et trébucher, et, pour finir, l’abolir. (source éditeur) |
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