| Titre : | Le Collage : papiers collés, papiers déchirés, papiers découpés | | Type de document : | texte imprimé | | Auteurs : | Florian Rodari (1949-....), Auteur | | Editeur : | Milan : Editions Skira | | Année de publication : | 1988 | | Collection : | Histoire d'un art | | Importance : | 179 p. | | Présentation : | ill. en coul. | | Format : | 34 cm | | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-605-00103-3 | | Langues : | Français | | Catégories : | Collage (art) Collage (matériaux) Papier
| | Résumé : | Cet ouvrage retrace l'extraordinaire aventure des papiers collés qui a complétement bouleversé la pratique de l'art et son approche critique au cours du XXe siècle. Des admirables intuitions de Braque et Picasso datant de 1912, qui remettent en jeu la représentation classique de l'espace, aux récentes énigmes de Josef Beuys, l'auteur passe en revue les innombrables attitudes plastiques et intellectuelles qu'a fait naître l'emploi de ce procédé, jusque-là inexploité par les artistes.
Toutes les avants-gardes du début de ce siècle ont cédé à l'attrait de ce nouveau langage qui leur paraît traduire avec efficacité l'impatience qui les gagne. Les Futuristes recourent aux morceaux de papier découpés pour suggérer les bruits et l'agitation de la ville, Hans Arp agence ses fragments "selon les lois du hasard", les Suprématistes en font d'admirables cristallisations non objectives. Le collage aide ensuite Duchamp, Picabia et Man Ray à renforcer leurs paradoxes et les membres du Club Dada de Berlin à intensifier le combat politique. Dès 1919, Kurt Schwitters à Hanovre ramasse toute sorte de déchets sur les trottoirs afin de les assembler en petits théâtres intimes, alors même que Max Ernst commence une oeuvre toute entière fondée sur l'alchimie poétique déduite de la brusque réunion de deux réalités étrangères : veine d'une infinie richesse qui sera largement exploitée par les artistes surréalistes.
Après la somptueuse parenthèse des gouaches découpées de Matisse, qui renouvelle le procédé et en transforme l'échelle au début des années 50, le collage gagne les États-Unis où sa rhétorique favorise l'invention du combine painting et de l'assemblage ; à cette même époque plusieurs de ses aspects iconoclastes réapparaissent en Europe avec les déchireurs d'affiches, les accumulations d'Erró, les combinaisons de Jiri Kolar et les événements sans importance de l'Arte povera. Illustrant l'analyse serrée de l'auteur, les reproductions particulièrement soignées de cet ouvrage aide à mieux saisir cette "dimension ajoutée" que le collage, matière rapportée qui s'adresse autant au toucher qu'à la vue, fait apparaître soudainement dans le champ de la perception. (résumé 4e de couv.) |
Le Collage : papiers collés, papiers déchirés, papiers découpés [texte imprimé] / Florian Rodari (1949-....), Auteur . - Milan : Editions Skira, 1988 . - 179 p. : ill. en coul. ; 34 cm. - ( Histoire d'un art) . ISBN : 978-2-605-00103-3 Langues : Français | Catégories : | Collage (art) Collage (matériaux) Papier
| | Résumé : | Cet ouvrage retrace l'extraordinaire aventure des papiers collés qui a complétement bouleversé la pratique de l'art et son approche critique au cours du XXe siècle. Des admirables intuitions de Braque et Picasso datant de 1912, qui remettent en jeu la représentation classique de l'espace, aux récentes énigmes de Josef Beuys, l'auteur passe en revue les innombrables attitudes plastiques et intellectuelles qu'a fait naître l'emploi de ce procédé, jusque-là inexploité par les artistes.
Toutes les avants-gardes du début de ce siècle ont cédé à l'attrait de ce nouveau langage qui leur paraît traduire avec efficacité l'impatience qui les gagne. Les Futuristes recourent aux morceaux de papier découpés pour suggérer les bruits et l'agitation de la ville, Hans Arp agence ses fragments "selon les lois du hasard", les Suprématistes en font d'admirables cristallisations non objectives. Le collage aide ensuite Duchamp, Picabia et Man Ray à renforcer leurs paradoxes et les membres du Club Dada de Berlin à intensifier le combat politique. Dès 1919, Kurt Schwitters à Hanovre ramasse toute sorte de déchets sur les trottoirs afin de les assembler en petits théâtres intimes, alors même que Max Ernst commence une oeuvre toute entière fondée sur l'alchimie poétique déduite de la brusque réunion de deux réalités étrangères : veine d'une infinie richesse qui sera largement exploitée par les artistes surréalistes.
Après la somptueuse parenthèse des gouaches découpées de Matisse, qui renouvelle le procédé et en transforme l'échelle au début des années 50, le collage gagne les États-Unis où sa rhétorique favorise l'invention du combine painting et de l'assemblage ; à cette même époque plusieurs de ses aspects iconoclastes réapparaissent en Europe avec les déchireurs d'affiches, les accumulations d'Erró, les combinaisons de Jiri Kolar et les événements sans importance de l'Arte povera. Illustrant l'analyse serrée de l'auteur, les reproductions particulièrement soignées de cet ouvrage aide à mieux saisir cette "dimension ajoutée" que le collage, matière rapportée qui s'adresse autant au toucher qu'à la vue, fait apparaître soudainement dans le champ de la perception. (résumé 4e de couv.) |
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